Wagner et la divine étincelle beethovénienne, par Élisabeth Brisson

Publié le - 15h15Hôtel Bedford

En 1849, sur les barricades de Dresde, Wagner, qui était présent, fut interpelé par un combattant heureux que « la belle étincelle divine de la joie se soit enflammée » : cette interpellation ne symboliserait-elle pas la dimension essentielle de la musique de Beethoven sur Wagner ? Et, a contrario, cet enthousiasme de Wagner n’aurait-il pas imposé une vision de Beethoven orientant largement sa réception ? Ou, comment et pourquoi Wagner a-t-il « wagnérisé » la réception de Beethoven… devenu prophète de l’avènement du règne de la joie… vision que le film de Kagel, tourné lors du bicentenaire de Beethoven, en 1970, interroge et pulvérise ?

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Agrégée et docteur en histoire, Élisabeth Brisson a publié différents ouvrages sur la musique classique, en particulier sur Beethoven. Elle a dirigé et participé à la rédaction et à la publication de Découvrir Wagner (ellipses, 2013), ainsi que « Wagner m’a tué ! » – Les enjeux de la musique en 25 citations (ellipses, 2011). Spécialiste de l’œuvre et de la vie de Beethoven, elle a rédigé plusieurs ouvrages : Ludwig van Beethoven (Fayard, 2004), Guide de la musique de Beethoven (Fayard, 2005) et Beethoven, entre hier et aujourd’hui (ellipses, 2016).