Rienzi, le grand opéra allemand selon Richard Wagner, par Yaël Heche

Publié le - 15h15Hôtel Bedford

Richard Wagner signe avec Rienzi sa contribution au genre du grand opéra. Cette œuvre de jeunesse n’est pourtant pas qu’un travail d’imitation. Le compositeur ne se réfère pas ici qu’aux seuls ouvrages de Giacomo Meyerbeer, mais compile des modèles variés pour donner naissance à une partition unique: un grand opéra allemand. Acclamé en son siècle, aujourd’hui presque oublié, Rienzi demeure une étape essentielle dans le parcours de son auteur.

Cette conférence explorera la genèse de Rienzi et dévoilera quelques-uns de ses modèles, pour mieux mettre en lumière la voie singulière choisie par Wagner.

La musique dans les régimes totalitaires, par Ilyesse Hamra

Publié le - 19h00Hôtel Bedford

« Tout dans l’Etat, rien contre l’Etat, rien en dehors de l’Etat ». Par cette maxime, Mussolini entrouvre l’idée d’une main mise totale de la société jusqu’au fin fond de l’esprit et de l’âme de chaque membre organique de la communauté. C’est donc sans surprise que les plus grands régimes totalitaires de l’histoire ont construit un nouvel idéal musical, soutenu un discours idéologique sur l’histoire de la musique et ont favorisé ou défavorisé la création musicale au profit d’intérêts politiques. Au cœur des mécaniques de contrôle du XXe siècle, les régimes nazi et soviétique ont partagé une obsession commune,  transformer l’art des sons en un levier de pouvoir absolu. Tandis que le Troisième Reich exaltait une pureté raciale à travers un romantisme héroïque expurgé de tout « art dégénéré », l’URSS stalinienne imposait le réalisme socialiste, une esthétique accessible et optimiste destinée à galvaniser les masses contre le  formalisme bourgeois. Cette politisation extrême soulève une question fondamentale : comment ces deux idéologies ont-elles métamorphosé la création musicale en un instrument de cohésion nationale et d’exclusion politique, et dans quelle mesure les compositeurs ont-ils pu naviguer entre une soumission apparente et une forme de résistance interne ?

« Comme un seul homme ? », compositeur et librettiste, de Wagner à aujourd’hui, par Dorian Astor

Publié le - 19h00Hôtel Bedford

« L’idée de rendre possible en commun le drame parfait ne saurait actuellement venir à l’esprit de deux personnes […] Seul un individu isolé est capable, dans son impulsion intérieure, de transformer en lui l’amertume de cet aveu en une jouissance enivrante qui le pousse, avec le courage de l’ivresse, à entreprendre de réaliser l’impossible ; car lui seul est poussé par deux forces artistiques, auxquelles il ne peut résister, et par lesquelles il se laisse mener volontiers au sacrifice de soi-même. »

(Richard Wagner, Opéra et drame)

Face à ce qu’il estimait être la décadence et l’absence d’unité organique de l’opéra, sensibles en particulier dans la nature jugée dysfonctionnelle de la collaboration entre compositeur et librettiste, Wagner a décidé d’être lui-même le poète de ses drames musicaux.

Conférence

Publié le - 19h00Hôtel Bedford

Conférence

Publié le - 15h15Hôtel Bedford

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Publié le - 15h15Hôtel Bedford