Mise en scène Parsifal en 1882

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Ce sujet a 7 réponses, 3 participants et a été mis à jour par  Von Tronje, il y a 1 mois.

  • #2519

    iulie
    Participant

    Chers tous,
    étudiante en Master de Lettres Modernes option recherche, je dois rendre un dossier sur la mise en scène faite par Wagner de Parsifal. Je m’interroge et je cherche des éléments (documentés de préférence) propres à la technique théâtrale de cette époque. J’ai déjà identifié les procédés utilisés pour les changements de décors ainsi que pour la mise en avant du Graal (grâce à l’électricité) mais je ne trouve rien au sujet de la lance. Klingsor s’en prend à Parsifal avec la lance sacrée, qui doit s’arrêter au dessus de la tête de ce dernier. Or, je n’ai rien trouvé concernant l’adaptation de ce geste sur scène.
    Auriez-vous des éléments à me fournir? Je vous en remercie d’avance,
    bien cordialement.

  • #2522

    Anne HUGOT LE GOFF
    Modérateur

    Bonjour!
    Vous nous posez là une question très pointue, et je vous conseille d’aller sur le site du Musée Virtuel Richard Wagner: richard-wagner-web-museum.com
    Vous ne trouverez peut être pas directement la réponse à votre question, mais si vous les contactez, ils trouveront sans doute la personne capable de vous répondre
    Bon courage pour la suite! Bien cordialement

  • #2523

    iulie
    Participant

    Bonsoir,
    je vous remercie beaucoup d’avoir pris le temps de me répondre. Je vais prendre contact avec les administrateurs de ce site.
    Bien cordialement.

  • #2535

    Von Tronje
    Participant

    Bonsoir,

    La littérature consacrée à Wagner est tellement importante qu’une des difficultés est de trouver le bon document. Je serais curieux de savoir si vous avez eu une réponse à votre question.
    Le critique du journal hebdomadaire illustré « la Musique populaire » du jeudi 10 août 1882 ne signale pas d’effet particulier sur la lance.
    Il est surtout frappé par le décor se déroulant horizontalement, l’obscurité de la salle et par contraste de « ces enchantements féeriques qui éblouissent l’œil du spectateur et lui procurent les sensations les plus étranges ».

    Si vous ne l’avez déjà fait consultez
    La Revue wagnérienne où se trouvent plusieurs chapitres, en relation avec vos recherches, intitulés : document de critique expérimentale : Parsifal
    Ces textes sont accessibles sur le site http://obvil.sorbonne-universite.site
    (Puis corpus/critique/revue –wagnerienne/tome III /chapitre 2, 3 (jeux de scène), 7, 8
    De même que : Chronique Paris 8/11/1885

    Pour l’éclairage du Graal.
    La lampe à incandescence date de 1879, Bayreuth et son théâtre étaient-ils déjà électrifiés en 1882 ?
    Notez que quand j’étais plus jeune les rues étaient éclairées par des becs de gaz et l’escalier de mon immeuble aussi. (Assez éblouissants).
    Notez aussi que je n’étais pas à la première de Parsifal !

    Bonne (re)lecture de la Revue wagnérienne.

  • #2668

    Von Tronje
    Participant

    Bonjour,

    Puisque Parsifal est d’actualité ces jours-ci, puis-je vous signaler que vous pouvez à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit
    (avantage du confinement !) voir et revoir celui enregistré par l’Opera Vlaanderen d’Anvers.
    Sur https://operavision.eu
    Disponible en streaming jusqu’au 6 octobre 2020.

    Cordialement

  • #2685

    Von Tronje
    Participant

    Bonjour
    Les cours étant pas mal perturbés ces jours-ci, peut- être n’est-il pas trop tard pour rapporter quelques précisions que j’ai trouvées dans un article de Walter Panofsky : l’apothéose du Festival.
    (chapitre IX, collection génies et réalités, Wagner, Hachette)

    Après avoir rappelé Wagner : « je voudrais bien inventer le théâtre invisible »et le décalage entre souhait et réalisation il affirme que son imagination, à lui, était insuffisante, de même que la technique ; le premier éclairage de la scène de Bayreuth était alimenté au gaz… pour le Ring en 1876.
    De même pour Parsifal en 1882 car ce n’est qu’en 1888 que « l’installation de l’éclairage à l’électricité ouvre désormais de nouvelles possibilités » (que Wagner, donc, n’a pu connaître pour illuminer son Graal).
    Cosima, elle, veut respecter le plus possible les directives du maître. Par exemple, le décor du temple par Joukovski n’a jamais été changé (détruit en 1934 seulement).
    Sans doute faudra-t-il attendre 1951 et Wieland Wagner pour avoir ces atmosphères lumineuses géniales et inégalées depuis plus d’un demi-siècle !
    P.S. toujours rien sur le jet de la lance.
    Une curiosité la flèche que décoche Guillaume Tell (dans celui de Grétry) avec un truc tout simple qui déclenche les applaudissements du public.
    artifice qui pourrait être adapté à Bayreuth si la lance existe encore ?
    Nothung étant devenue Kalachnikov et Tannhauser (version française) encerclé par des pistolets menaçants.
    Enfin, le confinement nous aura épargné certains délires programmés.

    Cordialement

    • #2689

      Anne HUGOT LE GOFF
      Modérateur

      Pour les délires, mon cher ami, nous ne perdons rien pour attendre….

  • #2690

    Von Tronje
    Participant

    Parsifal, (et la mise en scène de Wagner), encore
    L’utilisation par Wagner d’un décor mobile se déplaçant horizontalement pendant que Gurnemanz et Parsifal marchent vers la forteresse du Graal est bien connue ainsi que la nécessité de rallonger pour des questions techniques la durée de l’interlude musical « il va falloir que je compose de la musique au mètre ! ».
    J’ai trouvé une précision sur ce tour de force qui impressionna les auditeurs :
    Ce n’est pas un simple film qui défile représentant successivement une forêt, une falaise, un temple.
    Ce sont des lés de toile peinte ajourée disposés l’un derrière l’autre sur trois nivaux se déroulant sur des cylindres et donc la possibilité pour Wagner de jouer sur des perspectives.
    Pour que l’espace et le temps se confondent : « Zum Raum wird hier die Zeit ».
    (et toujours rien sur la lance).

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