Mises en scènes de Bayreuth

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Ce sujet a 3 réponses, 2 participants et a été mis à jour par  Anne HUGOT LE GOFF, il y a 2 jours et 8 heures.

  • #2699

    Von Tronje
    Participant

    Lors de la présentation, dans la lettre du cygne, de cette conférence ; une nouvelle bataille d’Hernani semblait devoir se profiler entre les anciens et des modernes.
    J’avais fourbi mes armes, me classant plutôt parmi les anciens alors que notre conférencier serait plutôt un tenant des modernes.
    Une ardeur toute fois tempérée par la reconnaissance et un remerciement pour Monsieur Cherqui pour son abnégation et sa persévérance à maintenir cette réunion – maintes fois reportée.

    Plutôt réticent lors des considérations sur la critique voilée des partisans du : « c’était mieux avant »,
    j’ai dû, entièrement d’accord, adhérer lors de l’évocation du passage de l’éclairage du gaz à l’électricité et donc de la possibilité d’user de la profondeur de la scène et de modifier les possibilités de mise en scène. (Comme lors de tout changement technique majeur d’ailleurs).
    La suite avec des évocations picturales d’Apia, de Wieland réveillant des souvenirs que vous ne manquerez pas d’évoquer lors de la publication de notre bulletin trimestriel me désarma et plutôt que polémiquer, quelques réflexions connexes :

    Débuter les modernes en 1976 avec Chéreau = il y a 43 ans (ce sont déjà les prémices d’un mieux avant!).
    Mais quand ma référence est Wieland Wagner 1962 = 57 ans !
    Je ne suis plus un ancien mais un archaïque ! Mais j’assume et le proto-ancien affirme : c’était mieux, « bien-mieux » avant.
    Notre conférencier me donne lui-même des arguments :
    les extraits qu’il nous propose du jeu des acteurs datent de ces années Nilsson, Windgassen.
    Pour les Castorf et autres ce ne sont que des photos de décor plus ou moins réussis.

    Seulement un décor ce n’est pas une mise en scène ce n’est qu’une image.
    Alors que l’accord du jeu avec le son musical est à mon sens la meilleure façon d’atteindre au drame
    ce que faisait Wieland qui simplifie le décor à l’extrême.
    Dans son Tristan, les déplacements des chanteurs créaient une tension qui au moment de devenir insupportable se résolvait en un instant mais toujours avec un accord dicté par la musique.
    Merci de l’avoir illustré avec ce rare extrait de sa mise en scène (au Japon).

    C’est là que je propose un nuance, le texte est primordial ? : non. Le jeu l’est.
    D’ailleurs le conférencier dans son commentaire évoque l’interruption brutale de Brangäne (un cri sans texte) à un moment crucial comme un sommet de l’émotion.
    Grâce au ciel pas de sous-titre pour distraire l’attention. Mais Nilsson… mais Windgassen…, mais cet accord du geste, des attitudes, des mouvements avec le son pur et la partition.
    Les spectateurs auront tout suivi ou mieux tout ressenti.

    La musique est cachée ? : non.
    Bayreuth dissimule la musique ? : non.
    Elle cache ses cuisines ; la musique est présente le conférencier le dit lui-même : « dans l’or du Rhin la sensation vient du bas pour vous submerger comme un flot ».

    L’importance qu’il attache au sens et donc au mot m’a gêné je l’avoue car Wagner dans ses recommandations parle aussi de la longueur relative des notes importantes pour la compréhension et il faudrait donc apprendre l’allemand ?
    Je crois plutôt que c’était plus pour faciliter le chant.
    Wagner ne voulait pas de théâtre, -il aurait écrit des pièces-, mais la fusion du phonème avec la musique pour exprimer directement le drame.

    Pour la compréhension j’avais essayé (il y a longtemps, présomption de la jeunesse) de traduire Tristan.
    Le texte est lié à la langue maternelle et dès les premiers vers j’ai dû renoncer : Blaue Streifen stiegen im Westen auf : à l’horizon Wagner voyait des griffures d’azur s’élever,
    alors que moi je voyais (pauvre type, prosaïque) de banales bandes de nuages (altostratus ?) sur un fond bleu (la claque !).
    il ne m’est resté donc que le son immatériel, ineffable, pour seule façon de comprendre (sans la raison), de ressentir (directement) pour avoir un accès à l’idée, à la sensation.
    Je ne sais comment l’exprimer, le traduire clairement,
    mais quand un petit enfant pleure il n’y a pas besoin de surtitre pour savoir si c’est de colère, un caprice, ou de douleur ou de tristesse.
    C’est cette compréhension intime immédiate qui me fait redire que Wagner c’est autre chose que de l’opéra, que le snobisme d’un rite social.

    Après les nouveautés du Ring «de» Chéreau, et avec les quelques réticences que notre conférencier admet sur les toutes dernières mises en scène, je crains que dans quelques années il ne me rejoigne ou succède dans le club des « Ah si vous aviez connu avant !»
    Mais avec le patronage de Wagner lui-même : « ah ! Si vous aviez connu La Schröder-Devrient ! »
    Permettez alors le souhait d’un ancien de ceux qu’il faut conserver dans de l’esprit de vin :
    Qu’une nouvelle mise en scène, d’un nouveau génie, nous fasse savoir que Wagner c’est encore mieux que ce l’on croyait.

    Quant au Regietheater ? C’est du théâtre et pour happy-few.
    Je ne fais pas partie du club et j’ai besoin d’être initié.

    Lohengrin : il vient rétablir l’électricité dans le Brabant.
    La chambre nuptiale est donc un transformateur électrique…
    Mise en scène moderne ?
    Je parie que cette électricité n’est même pas verte, à moins que le bonhomme vert de la scène finale soit un signe précurseur d’écologie et non un représentant d’un organisme de crédit comme le suggère notre ministre de la culture !

    Parsifal : Amfortas qui a repris des forces « s’occupe de besogner» Kundry allongée sur une table ; ce n’est pas choquant c’est pire ; Ce n’est que laid.
    C’est peut-être du théâtre, ce n’est pas de l’art.

    Quant à Castorf
    J’y étais aussi, pour Siegfried :
    Un ours débile qui fait les poussières perché sur un escabeau ! Quel génie !
    Siegfried: „so schneide mein Schwert !“
    Où comment fendre en deux une enclume avec une Kalaschnikov !
    Ne vaut-il mieux, ici, ne pas comprendre le texte ?
    Siegfried : écolo ? Il trie les poubelles (et gamin !) pour jouer sur des pots de yaourt au pied d’un réverbère entouré d’une flaque d’urine
    pour illustrer la scène avec l’oiseau (de nuit bien sûr). Quel génie !
    Je passe sur les crocodiles qui copulent sur l’Alexanderplatz (ne cherchez pas dans les didascalies). Quel génie !
    Je n’ai pas hué pour ne pas manifester bruyamment mon coté béotien ignare.
    et contribuer au succès (car il y a des snobs courageux), mais aussi des pèlerins malheureux ayant attendu des années leurs viatique !
    Difficile pour eux de s’avouer être déçu !
    L’excuse de Bayreuth un atelier ? Mais il sort de belles choses d’un atelier surtout si ce sont les meilleurs ouvriers qui s’y attellent !
    Encore faut-il qu’il y ait une perfection à atteindre.

    Nouvel espoir le directeur de la Scala :
    « Dans les années 70 quasiment impossible de monter un Wagner décent car il n’y avait pas de Siegfried, Tristan, Brunhilde, une Isolde, décents
    (Ce que j’osais à peine dire pour ne pas passer pour être déjà un nostalgique sclérosé).
    « A vienne je me suis battu contre l’identification de l’opéra au précepte exclusif du Regietheater allemand » !!

    Et je répète je n’osais critiquer ! ! :
    Alors je vous l’affirme :
    » Ils ont été mauvais, ils le sont, hélas, encore et je vous le redit, parce que les versions de concert ne sont pas la solution
    et parce que moi comme Nietzsche j’ai aimé Wagner «

  • #2723

    Anne HUGOT LE GOFF
    Modérateur

    Tout d’abord, les excuses les plus navrées de la modératrice du forum. Sa fuite précipitée vers le déconfinement des montagnes -on n’y rencontre point d’ours, encore moins de cygne, mais pas de pandores non plus…. est sans doute la raison pour laquelle ce post très intéressant est resté si longtemps dans les limbes, et sans la vigilance d’Henri, le responsable du site, il y serait sans doute encore.
    Personnellement je n’ai été qu’une fois à Bayreuth, j’ai adoré l’ambiance, tout… mais le Parsifal qui se déroulait dans quelque chose comme un dépôt d’ordures m’avait singulièrement refroidie.
    Pour les mises en scène classiques ou modernes, peu me chaut: pour moi, il y a les bonnes et les mauvaises. Les bonnes, ce sont celles ou le metteur en scène fait apparaitre une vision inattendue, nouvelle, profonde de l’oeuvre. Je peux en donner deux exemples particulièrement parlants
    Quand Haneke remplace dans Don Giovanni, les paysans par des « techniciens de surface », il fait ressortir l’incroyable gap social qui existait à l’époque de Mozart entre les seigneurs et la piétaille des campagnes, et ainsi l’incroyable saloperie du méchant homme. C’est aspect social, si important chez les Mozart Da Ponte, il est trop souvent occulté, quand on nous montre une Zerline en jupon à dentelles, accompagnée de moutons à noeuds noeuds dans la toison
    Quand Claus Guth fait tomber un Lohengrin tout nu sur la scène, paumé, égaré, il nous rappelle qu’effectivement le héros arrive d’un monde noble et héroïque, pour tomber dans un monde de minables, mu par les mauvais sentiments. Il est complètement désarmé, oui, il est vraiment nu et désarmé comme un nouveau né dans cet univers piteux qu’il ne pouvait même pas imaginer.
    Quant à Bayreuth et au Ring, je reste absolument inconditionnelle de la mise en scène d’Harry Kupfer dont le me repasse régulièrement les dvd. Elle me semble idéale par la beauté du plateau dépouillé, l’incroyable direction des chanteurs (Chereau est un grand directeur d’acteurs, mais Kupfer est le plus grand directeur de chanteurs d’opéra…), qui fait que des chanteurs vocalement modestes nous apparaissent comme les meilleurs du monde. Les adieux de Wotan et de la Walkyrie sont un sommet d’émotion… Pas un geste qui ne soit juste. C’est une mise en scène qui maintenant, apparait complètement classique, mais qui en son temps, a choqué. Et j’ai bien peur d’une chose: que les mises en scène de Castorf ne deviennent jamais des classiques, qu’il n’en reste rien.

  • #2724

    Von Tronje
    Participant

    Puisse votre fuite devant l’épidémie nous amener la surprise d’un nouveau Décameron !
    (Une nouvelle par jour ! Un opéra par jour ? Je plaisante naturellement).

    Votre définition des qualités d’une bonne mise en scène dénote que vous avez, à priori, une profonde connaissance d’une œuvre longuement fréquentée.
    Je plaide non pour rechercher quelque chose de nouveau, d’inattendu mais pour exposer simplement un ouvrage, le mettre en valeur.

    Je vous abandonne la mise en scène d’Haneke du Don Giovanni, je ne l’ai pas vue.
    Mais, bien que je n’aime pas le personnage de Don Juan : « un méchant homme » ?
    j’y vois plutôt un personnage aux prises avec l’absurde.
    Sa transgression c’est le sexe débridé, les jupons en dentelles ne sont qu’accessoires pour émoustiller le spectateur.
    L’interrogation de Don Juan trouve sa réponse dans sa damnation car Mozart reste prudent, Dieu n’est pas encore mort !
    Don Juan, sa seule grandeur est dans son refus. (Sur un sol aigu forte, ce qui montre combien le repentir est difficile pour un baryton !)

    Pour l’interprétation de Guth, je crois que j’en ai déjà oublié une grande partie et ma foi, je vous l’abandonne aussi.
    Notre différent porte finalement plus sur la conception des personnages et plus encore sur leur entourage.
    « Un monde de minables, mu par des mauvais sentiments ».
    « Minables » :
    Elsa ?
    Telramund ? Peut-être, manipulé qu’il est par sa femme.
    Le peuple ? N’oubliez pas la panne électrique dans le Brabant (voir Bayreuth)
    S’éclairer à la bougie ne facilite pas l’héroïsme :
    Faust veut se suicider, Pimène gratte ses parchemins, Philippe II est déprimé ;
    Vous le constaterez avec la fermeture de Fessenheim et les retards bureaucratiques prévisibles au moment de la remise en fonction des centrales à charbon. Surtout lors des coupures qui nous sont annoncées si l’hiver est froid.
    (Ce qui est le propre d’un hiver, simple rappel pour nos élites, encore que maintenant la température n’est plus celle mesurée mais celle ressentie).

    « Mauvais sentiments » :
    Si je ne craignais d’être importun et si vous en aviez le loisir, je vous demanderais de préciser.

    De mon côté sous votre influence, Je viens de débuter le Ring vu par Kupfer.

    J’ai noté votre subtile, mais majeure et très importante distinction entre directeur d’acteur et directeur de chanteurs.
    Chéreau a reconnu dans un entretien qu’il ne connaissait et ne comprenait aucune des contraintes liées au chant, seulement, il a travaillé ces points et modifié ses approches.
    Entre le Ring chahuté de 1976 et le dernier triomphal il y a tout ce travail.
    Pour le centenaire outre le fait d’avoir des français, un manque de temps, un Boulez qui rêvait de diriger un festival Massenet en Province,
    Peduzzi qui jugeait complètement raté un de ses décors, le final du Crépuscule jugé si mauvais qu’il fut refait en un week-end !
    Le spectateur impartial s’il en existe parmi les wagnériens pouvait avec ce patronage émettre quelques réserves en 76 et applaudir après 5 ans de travail en 80 sans se déjuger.

    Si j’ai été un peu excessif avec le Regietheater
    c’est que je ruminais le courrier du Président de la Wagner Society of New Zealand et son ton de commisération pour « le pauvre vieux Nietzsche …qui a rejeté le compositeur comme s’effondrant au pied de la croix. »
    Que Wagner ne soit pas sectaire n’exclut pas son allégeance au christianisme.
    Il le revendique même, en témoigne le Comte de Villiers de l’Isle-Adam sous le contrôle de Cosima Wagner dans un
    Souvenir
    En automne 1868, je me trouvais à Lucerne : je passais presque toutes les journées et les soirées chez Richard Wagner.
    ………………………………………………………………….
    Un soir, à la tombée du crépuscule, assis dans le salon déjà sombre, devant le jardin,…………………………………………….
    — je demandai, sans vains préambules, à Wagner, si c’était pour ainsi dire, artificiellement ………………qu’il était parvenu à pénétrer son œuvre, …
    — et le Parsifal auquel il songeait déjà — de cette si haute impression de mysticité qui en émanait, — bref, si, en dehors de toute croyance personnelle, il s’était trouvé assez libre-penseur, assez indépendant de conscience, pour n’être chrétien qu’autant que les sujets de ses drames-lyriques le nécessitaient ; s’il regardait, enfin, le Christianisme, du même regard que ces mythes scandinaves dont il avait si magnifiquement fait revivre le symbolisme en ses Niebelungen.
    …………………………………………………………………………………………………………………..
    — Mais, me répondit-il en souriant, si je ne ressentais, en mon âme, la lumière et l’amour vivants de cette foi chrétienne dont vous parlez, mes œuvres, qui, toutes, en témoignent, où j’incorpore mon esprit ainsi que le temps de ma vie, seraient celles d’un menteur, d’un singe ? Comment aurais-je l’enfantillage de m’exalter à froid pour ce qui me semblerait n’être, au fond, qu’une imposture ? — Mon art, c’est ma prière :……………………………………………………………………………………………………………………….. — il faut donc à l’Artiste-véritable. à celui qui crée, unit et transfigure, ces deux indissolubles dons : la Science et la Foi. — Pour moi, puisque vous m’interrogez, sachez qu’avant tout je suis chrétien, et que les accents qui vous impressionnent en mon œuvre ne sont inspirés et créés, en principe, que de cela seul.
    Tel fut le sens exact de la réponse que me fît, ce soir là, Richard Wagner — et je ne pense pas que Madame Cosima Wagner, qui se trouvait présente, l’ait oublié.
    Certes, ce furent là de profondes, de graves paroles…
    ― Mais, comme l’a dit Charles Baudelaire, à quoi bon répéter, ces grandes, ces éternelles, ces inutiles vérités.
    Comte de Villiers de l’Isle-Adam.

    (Texte complet dans la Revue wagnérienne du 15 juin 1887)

    Le pauvre « vieux » avait 40 ans (30 ans plus jeune que Wagner) Il n’a jamais cessé de l’aimer : il a critiqué les wagnériens, les Allemands, son reproche le plus pathétique, reflet de son désespoir, est dans le Gai Savoir :
    Wagner s’est renié ! (mais il avait 70 ans, la fille de sa première femme, les filles de Cosima, son fils à élever avec un opéra à payer à crédit) Nietzsche touchait les 2/3 de sa pension et il était seul (c’est plus facile).

    Alors je transposais Nietzsche : Wagner tombé chez les allemands.
    Bayreuth tombé dans le Regietheater allemand.
    Même désespoir.

    P.S. j’en fait peut-être un peu trop.

  • #2726

    Anne HUGOT LE GOFF
    Modérateur

    Quelques brèves réponses
    Don Giovanni? C’est la définition de Molière: un « grand seigneur méchant homme »….

    Elsa n’est pas à la hauteur de son amour. Elle se laisse baratiner par une mégère. Elle n’est donc pas du tout à la hauteur des idéaux de Lohengrin…. Elle est terrestre, une petite bonne femme. Indigne du Graal

    Je n’ai pas bien compris la survenue de Fessenheim mais vous tombez chez une pro-énergie nucléaire fanatique…

    J’espère que vous apprécierez Kupfer. Ce qui n’enlève rien à la grandeur de Chereau, que j’ai maintes fois applaudi durant toutes les années où j’ai été abonnée aux Amandiers de Nanterre. D’ailleurs Kupfer lui même a toujours dit qu’il devait énormément à celui qu’il appelait « papa Chereau »… Sans Chereau ouvrant la voie, il n’y aurait peut être pas eu de Kupfer.
    Ce que j’aime chez lui c’est sa fabuleuse direction d’acteurs. Qui se rappellerait de Poul Eming, Anne Evans, voix modestes, mais incarnant leurs personnages? Regardez dans le Crépuscule? Comparez les Brunnehilde. Gwynneth Jones avec ses mimiques, agitant les manches surdimensionnées de sa chemise de nuit (pourquoi est elle tout le temps en chemise de nuit), tombant dans les pommes…. et à côté Anne Evans, droite, froide -c’est elle, la vierge (enfin, ex-vierge en l’occurence…) guerrière.
    Regardez tous les plus petits gestes, comme ils sont justes et signifiants
    Et puis, j’aime que Kupfer ait réintroduit le côté « héroïc fantasy » du Ring. Parce que le Ring, c’est aussi ça. Il y a certes ce chef d’entreprise qu’est Wotan, qui veut reprendre le pouvoir à tout prix, mais il y a aussi un côté fantastique, j’y suis sensible peut être parce que je suis une fana de la SF et de l’héroïc fantasy, ayant vu 12 fois la Guerre des étoiles et à peu près autant le Seigneur des Anneaux…. Wagner a énormément influencé tout ce petit monde…

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