Von Tronje

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15 sujets de 1 à 15 (sur un total de 35)
  • en réponse à : Mise en scène Parsifal en 1882 #2690

    Von Tronje
    Participant

    Parsifal, (et la mise en scène de Wagner), encore
    L’utilisation par Wagner d’un décor mobile se déplaçant horizontalement pendant que Gurnemanz et Parsifal marchent vers la forteresse du Graal est bien connue ainsi que la nécessité de rallonger pour des questions techniques la durée de l’interlude musical « il va falloir que je compose de la musique au mètre ! ».
    J’ai trouvé une précision sur ce tour de force qui impressionna les auditeurs :
    Ce n’est pas un simple film qui défile représentant successivement une forêt, une falaise, un temple.
    Ce sont des lés de toile peinte ajourée disposés l’un derrière l’autre sur trois nivaux se déroulant sur des cylindres et donc la possibilité pour Wagner de jouer sur des perspectives.
    Pour que l’espace et le temps se confondent : « Zum Raum wird hier die Zeit ».
    (et toujours rien sur la lance).

  • en réponse à : Mise en scène Parsifal en 1882 #2685

    Von Tronje
    Participant

    Bonjour
    Les cours étant pas mal perturbés ces jours-ci, peut- être n’est-il pas trop tard pour rapporter quelques précisions que j’ai trouvées dans un article de Walter Panofsky : l’apothéose du Festival.
    (chapitre IX, collection génies et réalités, Wagner, Hachette)

    Après avoir rappelé Wagner : « je voudrais bien inventer le théâtre invisible »et le décalage entre souhait et réalisation il affirme que son imagination, à lui, était insuffisante, de même que la technique ; le premier éclairage de la scène de Bayreuth était alimenté au gaz… pour le Ring en 1876.
    De même pour Parsifal en 1882 car ce n’est qu’en 1888 que « l’installation de l’éclairage à l’électricité ouvre désormais de nouvelles possibilités » (que Wagner, donc, n’a pu connaître pour illuminer son Graal).
    Cosima, elle, veut respecter le plus possible les directives du maître. Par exemple, le décor du temple par Joukovski n’a jamais été changé (détruit en 1934 seulement).
    Sans doute faudra-t-il attendre 1951 et Wieland Wagner pour avoir ces atmosphères lumineuses géniales et inégalées depuis plus d’un demi-siècle !
    P.S. toujours rien sur le jet de la lance.
    Une curiosité la flèche que décoche Guillaume Tell (dans celui de Grétry) avec un truc tout simple qui déclenche les applaudissements du public.
    artifice qui pourrait être adapté à Bayreuth si la lance existe encore ?
    Nothung étant devenue Kalachnikov et Tannhauser (version française) encerclé par des pistolets menaçants.
    Enfin, le confinement nous aura épargné certains délires programmés.

    Cordialement

  • en réponse à : Mise en scène Parsifal en 1882 #2668

    Von Tronje
    Participant

    Bonjour,

    Puisque Parsifal est d’actualité ces jours-ci, puis-je vous signaler que vous pouvez à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit
    (avantage du confinement !) voir et revoir celui enregistré par l’Opera Vlaanderen d’Anvers.
    Sur https://operavision.eu
    Disponible en streaming jusqu’au 6 octobre 2020.

    Cordialement

  • en réponse à : Tannhauser en français #2542

    Von Tronje
    Participant

    Dans la série des diffusions à des horaires tardifs qui peuvent échapper à l’attention :

    Un autre Tannhäuser (La Fenice 2017) vu par le metteur en scène du prochain Ring à Bastille : Calixto Bieito.
    Sur France 2
    Nuit du lundi 13 au mardi 14 à 0h15.
    (Avec une rediffusion probable dans quelques jours)

    Si vous partagez l’analyse de la critique, vous aurez le temps de vous inquiéter pour votre Tétralogie !
    Mais cependant, faites-vous votre propre opinion.

    P.S.
    Pour le rituel de la conjuration du sort, n’était-ce pas un « truc » de metteur en scène influencé par le Regietheater !

  • en réponse à : Mise en scène Parsifal en 1882 #2535

    Von Tronje
    Participant

    Bonsoir,

    La littérature consacrée à Wagner est tellement importante qu’une des difficultés est de trouver le bon document. Je serais curieux de savoir si vous avez eu une réponse à votre question.
    Le critique du journal hebdomadaire illustré « la Musique populaire » du jeudi 10 août 1882 ne signale pas d’effet particulier sur la lance.
    Il est surtout frappé par le décor se déroulant horizontalement, l’obscurité de la salle et par contraste de « ces enchantements féeriques qui éblouissent l’œil du spectateur et lui procurent les sensations les plus étranges ».

    Si vous ne l’avez déjà fait consultez
    La Revue wagnérienne où se trouvent plusieurs chapitres, en relation avec vos recherches, intitulés : document de critique expérimentale : Parsifal
    Ces textes sont accessibles sur le site http://obvil.sorbonne-universite.site
    (Puis corpus/critique/revue –wagnerienne/tome III /chapitre 2, 3 (jeux de scène), 7, 8
    De même que : Chronique Paris 8/11/1885

    Pour l’éclairage du Graal.
    La lampe à incandescence date de 1879, Bayreuth et son théâtre étaient-ils déjà électrifiés en 1882 ?
    Notez que quand j’étais plus jeune les rues étaient éclairées par des becs de gaz et l’escalier de mon immeuble aussi. (Assez éblouissants).
    Notez aussi que je n’étais pas à la première de Parsifal !

    Bonne (re)lecture de la Revue wagnérienne.

  • en réponse à : Tannhauser en français #2509

    Von Tronje
    Participant

    C’est que je vous avais suivi sur votre site et que vous regroupiez Rossini, Donizetti et Bellini dans un groupe pour partie (…), ennuyant.

    Mais votre admiration pour la Callas, qui les a beaucoup chantés, me permet de plaider et d’argumenter :
    n’écoutez pas les connaisseurs, (sauf si vous savez qu’ils le sont), car, vous avez à votre disposition toute une série d’enregistrements « pirate »
    par exemple, pour Norma en plus des deux commerciaux au moins sept, de 1950/52/53/55/58/65.

    Vous aurez ainsi une idée de l’évolution parallèle du physique et de la voix, de l’influence d’une perte de poids très importante ; et c’est vrai que cette voix que vous appréciez tant était encore plus inouïe avant d’avoir une artiste à la silhouette affinée.
    Elle est devenue, après sa perte de poids, plus irrégulière dans ses prestations, irrégularité qui lui a permis malgré tout une Lucia di Lammermoor exceptionnelle (piratée en 1955) avec Karajan (un sextuor bissé !, un Di Stefano au sommet, une scène de la folie surpassant tout).
    Pour Rossini, écoutez son Armida (pirate de 1952.) Elle y est fabuleuse.
    Callas est encore dix, mille fois mieux que dans ses enregistrements de studio.
    Conclusion : abstenons-nous des conditions « normales »

    Dispensez-vous de sa Norma de Paris en 1965. Si vous y étiez vous comprendrez que je trouve que c’est une mauvaise action de l’avoir pérennisée et que l’ambiance était malsaine.
    Callas me permet aussi de contrer votre pique à l’égard de Montserrat Caballé.
    Ecoutez la scène finale du Pirate de Bellini : vous aurez l’incarnation de la dualité Apollon/Dionysos (à moi Nietzsche… (sic!))
    Caballé : Le jeu un peu statique, une coiffure toujours impeccable, soit, mais la beauté du son pur. Apollinienne !
    Callas : une incarnation plus dramatique. Dionysiaque !
    Je ne saurais choisir d’autant que Caballé a ma sympathie pour s’être même risquée au finale du Crépuscule de Dieux.

    Pour terminer avec Wagner et Callas
    Son Isolde qu’elle a joué 12 fois (1947/48/50) et sa Brünnhilde (1949 Venise et Palerme) malheureusement n’ont pas, été conservées.
    Seule reste sa Kundry, en studio, avec Boris Christoff /Panerai/Modesti et faisant leur début A.-M. Canali et Truccato-Pace en filles-fleurs. Mais en italien ce qui est un peu déstabilisant.
    Quand à Georges Thill (in cauda venenum), je crois que la beauté de sa voix, son émission, ses rôles, son timbre, le rapprochait plus de Caballé que de Callas. (Si, si !)
    Pour me faire pardonner : recherchez ou bien réécoutez, (ce que je vais faire), le 33 tours Thill-Wagner avec trois extraits de Lohengrin dont le duo de la chambre, trois de la walkyrie (Siegmund), deux des Maîtres et un de Parsifal, en français naturellement.
    Ainsi que : « Gloire à toi, O ma Déesse » de Tannhauser.
    Au fait quelqu’un a-t-il écouté la retransmission du 28/09 ?
    (Il est vrai que l’horaire n’était pas très favorable.)

  • en réponse à : Tannhauser en français #2506

    Von Tronje
    Participant

    Si j’étais musicologue, je serais flatté d‘être de vos amis, hélas avec le temps mes souvenirs ne sont plus que des réminiscences et donc je vais chercher
    -doctus cum libro- l’illustration de mes timides pensées chez Wagner lui-même, Nietzsche et (un peu,.. très peu) Schopenhauer.

    Mon premier Tristan ? Aucune étude, aucune notion d’allemand, un livret même pas ouvert et pourtant !!!
    Un choc, une sidération, dont je ne me suis pas remis, comme beaucoup d’entre nous.
    Aussi, non seulement je vous comprends mais je vous approuve dans votre approche.
    Le seul détail est : ce n’est pas que « bouffie» l’on chante ou joue nécessairement mal !

    J’ai le souvenir de sopranos avec un bel estomac pour parler comme Ronsard ou avec les plaisirs de la conversation très avantageux ayant des voix merveilleuses.

    Si votre premier Boris ou votre première Tatiana avaient été disgracieux, cela aurait-il valu de vous priver par un jugement péremptoire et définitif de ces œuvres ? Laissez-leur une chance.
    Je ne désespère pas de vous amener à Bellini et à Norma (que Wagner admirait, il a même composé un air pour Orovèse), par l’écoute : tant pis fermez les yeux, de « monuments » du bel canto.

    P.S. Méfiez-vous des « vrais » connaisseurs.

  • en réponse à : Tannhauser en français #2503

    Von Tronje
    Participant

    Lorsque Berlioz dans le Journal des Débats du 9/2/1860 rédige sa critique :
    Concerts de M. Richard Wagner- La musique de l’avenir

    Il écrit : « …. Je crois que l’effet serait plus extraordinaire encore si l’auteur eût évité les conflits de sons comme ceux qu’on a à subir dans la seconde phrase, où le quatrième renversement de l’accord de seconde majeur et le retard de la quinte par la sixte produit des dissonances doubles que beaucoup de gens (et je suis du nombre) ne peuvent ici supporter ».
    C’est cela qui me fait dire que Berlioz est un musicien : il dissèque la partition.

    Lorsque Wagner lui répond dans le même journal le 22/2/1860
    « Ma pensée va un peu plus loin ; et d’ailleurs n’étant pas théoricien de ma nature, je devais abandonner à d’autres le soin d’agiter ce sujet, ainsi que la question puérile de savoir s’il est permis ou non de faire du néologisme en matière d’harmonie ou de mélodie ».
    Il parle d’Eschyle, du drame.
    C’est cela qui me fait dire que Wagner est dans une autre dimension.

    Il a quand même apprécié Berlioz.
    Le 14/1/1882 après que Rubinstein ait joué des extraits de l’arrangement de l’ouverture de Tannhaüser au piano,
    « il nous dit (Wagner) qu’un aspect de la première partie d’Harold en Italie l’a influencé. »
    A l’exposition agricole du 1/6/1878, « un coq avec sa magnifique perruque le fait penser à Berlioz par la nervosité de ses mouvements, celle toute emmêlée, d’un autre lui rappelle la chevelure embroussaillée de Beethoven. »
    Quand on connait l’admiration de Wagner pour Beethoven il ne semble pas y avoir là de malveillance mais plutôt un ressenti du comportement de Berlioz.

    Que vous ayez des avis bien tranchés et une formulation un peu abrupte qui m’ont parfois désarçonné, je vous le concède.
    Mais de grâce, pas définitifs, vous vous priveriez de maints chefs-d’œuvre.

    car vous soulevez à juste titre le problème des mises en scène des ouvrages peu joués ou peu connus qui peuvent massacrer une œuvre.
    Encore que même pour les plus célèbres… !!
    J’ai lu qu’un metteur en scène a fait suivre les déplacements sur scène des chanteurs par une personne traduisant en langage des signes le livret !
    Les ouvrages étant maintenant sur-titrés cela suppose à tout le moins une redondance dont le sens m’échappe !
    (mais faut-il croire tout ce qui s’écrit sur la toile ?)

    Je vais ressortir mes enregistrements des Troyens, laissez-moi un peu de temps pour vous répondre.
    Déjà, sans attendre, tout l’acte cinq est remarquable, (celui avec le final où retentit la marche troyenne.)

  • en réponse à : Tannhauser en français #2499

    Von Tronje
    Participant

    Notez que ce livre est maintenant disponible avant les conférences.

    Berlioz/Wagner

    Ne me reposez pas la question : « pourquoi n‘êtes-vous pas intervenu après la conférence ? ».
    Timoré ; je craignais d’être voué aux gémonies : oui, Berlioz est un musicien, oui, Wagner ne l’est pas !
    Tous le proclament. Schopenhauer le voit seulement poète,
    Nietzsche (lui qui aurait voulu être musicien) ne voit en lui qu’un dilettante !
    Le censeur ou plutôt, la censeuse, (pour être de notre époque) de notre Cercle,
    [notez que je ne saurais comment ‘planter’ la rectrice d’académie si la situation se présentait]
    voit en lui un type peu sympathique !

    Tous ? Sauf un : Von Tronje : « Ce n’est pas un musicien » ? Et alors ?
    « C’est un sale type » ? Et alors ?

    Ce que je sais : c’est qu’après le Crépuscule des Dieux dirigé par Gergiev, 2400 personnes sont restées silencieuses pendant de très, très longues secondes avant d’exprimer leur enthousiasme.
    Ce silence seuls ceux qui savent, ceux qui ressentent ce que peut-être l’Art, peuvent le comprendre.
    On ne peut expliquer l’ineffable.
    Par sa gestuelle, notre conférencière a pu faire pressentir la différence entre Berlioz et Wagner.
    Les deux sont admirables, l’un pour l’opéra dans sa filiation avec Gluck, l’autre dans une autre dimension !

    C‘est vrai aussi que Berlioz était présent dans la pensée de Wagner (60 références dans le journal de Cosima). Il a même envisagé de revoir les œuvre de Berlioz, (lundi 4 novembre 1872), d’y supprimer les éléments grotesques, et bref de le sauver pour la postérité « car c’en est maintenant fini, les Français ne le jouent plus, ils préfèrent jouer Lachner, Raff, Schuman, mais Berlioz est quand même beaucoup plus important ».

    Laissons cette conclusion à Wagner.

    P.S. Un espoir, on rejoue Berlioz !

  • en réponse à : Tannhauser en français #2488

    Von Tronje
    Participant

    Wagner ne voulait pas d‘un ballet.

    Imposé par la direction, placé au premier acte, il entrainât le scandale et la chute que l’on sait.
    Dans cette résurrection après plus de 80 ans d’absence ce ballet, attendu, est supprimé visuellement !
    Remplacé par une gestuelle en adéquation avec une image façon fumerie d’opium.
    Seulement… Une longue ouverture suivie d’une longue scène avec des chanteurs muets…
    Wagner avait raison et ce ballet reste un problème, même si le metteur en scène a déployé des trésors d’ingéniosité pour rendre ces longueurs supportables sans les danseurs classiques qui l’auraient daté par leur style.

    Pour une fois les projections se justifient en réinsérant l’œuvre dans le présent, en évitant le coté exhumation muséale, en rendant la version française contemporaine et, surtout, viable.
    De même ce que j’avais trouvé inepte (le suicide de l’héroïne) et qui peut être une façon de matérialiser le martyre que s’inflige Elisabeth pour un public peu au fait de la religion chrétienne.

    Là, je me force, je pense que les spectateurs (en plus wagnériens !) ont une certaine culture et que cette fin est totalement inadéquate alors que je peux supporter de voir Wolfram qui a tout perdu suivre les nymphes de Vénus.
    Respecter les didascalies, comme le propose notre adhérente ?
    Difficile d’autant que Wagner les a changées.
    Dans le journal de Cosima il évoque le ballet, en fait une nouvelle description, plus corsée, voudrait des petits anges nus se roulant par terre pendant qu’Eros décocherait ses flèches sur des bacchantes échevelées.
    Avec l’intervention de Py lors de sa mise en scène de Lohengrin j’ai cru comprendre que Wagner était déjà responsable de la seconde guerre mondiale alors n’en ajoutons pas !

    J’ai aimé les acteurs qui ne se contentent pas de chanter leur parttion mais qui continuent de jouer lors des interventions de leurs partenaires.

    Hasard du calendrier : diffusion du Tannhäuser de Bayreuth ! J’avoue, j’ai décroché ! et n’ai fait qu’écouter.
    Je laisse donc les commentaires aux chanceux qui après des années et des années d’attente ont enfin décroché leur place (!)

    Suite à face-book (Jésus de nazareth)
    La traduction des livrets et des esquisses d’opéra non aboutis (14 en tout) fait l’objet d’un livre :
    Les Opéras imaginaires
    Philippe Godefroid
    Librairie Séguier/Archimbaud
    Mon exemplaire date de 1989, je ne sais pas si il y-a-eu des rééditions, à rechercher sur le net ?

  • en réponse à : RIGA #2435

    Von Tronje
    Participant

    Riga
    Bâton et baguette de chef d‘orchestre de Wagner.
    Je n’ai pas (encore) trouvé l’histoire de ce surprenant petit bâton de chef en ébène couronné d’une petite main que l’esprit gaulois a transformé non en sceptre mais, soyons républicains, en objet utilitaire plus prosaïque !
    Dans ses souvenirs Wagner écrit que l’usage était d’utiliser une baguette moyenne en bois ordinaire recouverte de papier blanc, alors que Spontini exigeait, lui, un bâton de mesure d’une longueur et d’une grosseur inusitées en ébène avec deux boules d’ivoire assez grosses aux extrémités.
    Autre différence : Spontini ne la tenait pas par un bout mais par le milieu poing fermé comme un bâton de maréchal, pas pour diriger mais pour commander !
    Ce qui semble être le cas pour le bâton offert par Louis II
    Voir les mages sur
    http://munichandco.blogspot.com/2016/12/baguette-de-chef-dorchestre-de-richard.html?spref=pi
    et plus pratique :
    https://www.opera-online.com/articles/lopera-a-la-baguette

  • en réponse à : Le Vaisseau Fantôme à l'Opéra de Riga #2433

    Von Tronje
    Participant

    Pour compléter les contributions photographiques du CNRW (sur face-book) et pour se faire une idée ou se remémorer la mise en scène du Vaisseau : taper http://www.opera.lv
    puis rechercher
    Repertuārs
    Klīstošais Holandictis
    Galerija
    Vous aurez 21 photos du spectacle.
    Cette représentation étant une reprise elle n’est plus disponible en rediffusion,
    Seuls les spectacles plus récents sont disponibles (durant environ 6 mois).
    De même en recherchant https://operavision.eu
    Choisir langue FR
    Spectacles
    Opéras
    Vous aurez de nombreux pays (Flandres/Ecosse/Irlande/Pologne/Italie/Allemagne etc…) avec 29 partenaires mettant temporairement à disposition leur travail.
    Anvers, Zagreb, Brno, Prague, Helsinki, Lille, Dublin, La Fenice, Poznàn, turin, Oslo, etc…
    Actuellement 17 opéras sont disponibles !

  • en réponse à : Wotan #2406

    Von Tronje
    Participant

    C’est vrai que pour Don Juan je suis resté au premier degré, que je n’aime pas ce personnage et je vous sais gré de me conforter dans cette idée puisque, d’après votre analyse, j’aurais l’aval de Mozart lui-même !
    Dans les années 80 la radio avait lancé une enquête nationale : Quel est le chef-d’œuvre des chefs-d’œuvre de l’opéra ?
    Verdict : 1er Don Juan, 2ème Tristan.
    Impardonnable pour un Wagnéromane enragé ! Bacquier plus tard m’a ramené à de plus justes appréciations.

    Pour Boris évidemment René Pape est tentant.
    Et puis je n’ai jamais vu sur scène que le Bolchoï.
    Version Rimski-Korsakof (avec Ognivtsev/Arkhipova puis Obraztsova, décors Fiodorevski). En 1969-70 !!!

    Je sais que la partition a été altérée, que l’acte polonais a été imposé à Moussorgski, que les décors en toiles peintes sont décriés, mais la débauche de luxe dans les costumes, les fourrures, les pièces d’or jetées par poignées au peuple misérable, le tintamarre des cloches du Kremlin ! Tape à l’œil, mauvais goût ? En tout cas un effet sidérant !

    Alors cinquante ans après, un « vrai » Moussorgski ?

    J’espère au moins que l’œuvre s’achèvera non avec la mort de Boris (le destin d’un seul homme) mais avec la scène dans la forêt de Kromy qui réinsère le peuple dans la continuité historique, où seul l’Innocent est et reste lucide : Плач, плач, русский люд, Голодный люд !

    Deux rectifications mineures
    Pour l’interprétation Chaliapine en studio 8 mn 40, en direct 12 mn soit 3mn 20 sur un air c’est plus raisonnable mais presque 30% plus long !
    Pour Lohengrin neu-neu : Procida précède Posa. (Les Vêpres 1855, Don Carlos 1867) Les deux défendent une cause qui dépasse leurs intérêts personnels, est-ce que ce côté plus politique altère les sentiments et la loyauté de Posa vis à vis de Rodrigue ? Je ne m’étais jamais posé la question.

  • en réponse à : Wotan #2402

    Von Tronje
    Participant

    Vous avez raison pour ce qui concerne les voix claires ou sombres parce que ce n’est pas un problème de tessiture mais de technique vocale.
    Si en montant une gamme vous avez la sensation que le son se déplace vers le fond du palais, larynx haut, bouche élargie, le son sera clair, plus mince. Si vous avez la sensation que le son s’étale sur le palais depuis l’arrière des incisives, larynx bas, bouche en hauteur et que le son reste projeté vers l’avant il sera plus sombre, possiblement énorme.

    Pour ce qui concerne Lohengrin vous avez aussi raison parce que c’est un personnage désincarné.
    A tel point qu’à Bayreuth ses « doigts de pieds éthérés » quittent le sol pour pouvoir se battre en duel avec Telramund, d’où l’utilité de ses ailes diaphanes que (licence poétique) j’avais prises pour celle d’une libellule. Mais au nombre de deux = diptère = mouche !
    Je n’ai pas cherché à en identifier la variété !
    Il faut que je tempère mon propos au dernier acte les lances des Brabançons avec leurs fers lumineux évoquent vaguement la mouche des couteaux Laguiole qui est aussi parfois assimilé à une abeille.

    Pour me venger de votre ‘Wotan crapule’… Je vous abandonne votre Don Juan, assassin, violeur, harceleur qui n’est sauvé que par son refus de se repentir (sur un sol 3 souvent opportunément masqué par un orchestre fort bruyant).
    Pour Boris : le problème me semble insoluble.
    Quel Boris ?
    Moussorgsky/Rimsky-korsakof 1896, 1908/Meligalis RIGA 1924/Chostakovitch 1939/Ippolitov-Ivanov 1960 ?
    Je crois qu’il faut apprécier chaque artiste et chaque incarnation à chaque fois.
    Par exemple le fameux Chaliapine entre sa mort au disque et le live de la même scène il ya une dizaine de minute d’écart !

    Pour faire pendant à votre Hannah Glawari, je confesse que j’aime bien la version Korsakof et en particulier l’acte polonais (et si !) où l’intrigue du jésuite Rangoni donne une dimension supplémentaire à l’œuvre.


  • Von Tronje
    Participant

    J’aurais eu scrupule de parler sur ce forum d‘Offenbach parce que lui et Wagner ne s’appréciaient pas vraiment.
    Mais dans son journal Cosima le 17/5/1879 indique que :
    Wagner a entendu l’Orphée d’Offenbach à Mayence dans les années 1859.
    Alors… si le maître y a assisté, tout est permis !
    Encore que… : le chœur des dieux qui rient lui rappelle le chœur de son poulailler !

    Nous mettrons cette appréciation sur le compte de la mise en scène qui souvent confond grotesque et burlesque.

    Pour le bicentenaire de la naissance (20/6/1819) plutôt que rediffuser une énième Belle Hélène ou Vie parisienne ; le Barbe-bleue avec Jean le Poulain (vocalement spécial) entraine dans un délire enthousiasmant. (Je n’ai malheureusement qu’une bande sonore techniquement médiocre). Il a aussi donné une Geneviève de Brabant de grande qualité.
    Si vous n’avez, ni le temps, ni la patience de rechercher, consacrez au moins 2 mn 27 et tapez Périchole NOVIKOVA (tipsy song).
    Je ne crois pas que vous serez déçue.

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